One of the most influential art historians of the era was Johann Joachim Winckelmann. He produced two volumes recounting the history of ancient art, Geschichte der Kunst des Alterthums (1764), which were widely read and came to form a foundation for the modern field of art history. These books celebrate the whiteness of classical statuary and cast the Apollo of the Belvedere — a Roman marble copy of a Hellenistic bronze original — as the quintessence of beauty. Historian Nell Irvin Painter writes in her book The History of White People (2010) that Winckelmann was a Eurocentrist who depreciated people of other nationalities, like the Chinese or the Kalmyk.

The Apollo Belvedere, now at the Vatican Museums, was viewed in the 18th century as the model of beauty. Artists became fascinated with the statue after its discovery in the late 15th century, including Albrecht Dürer. (photo by Marie-Lan Nguyen/Wikimedia)

“Color in sculpture came to mean barbarism, for they assumed that the lofty ancient Greeks were too sophisticated to color their art,” Painter writes. The ties between barbarism and color, civility and whiteness would endure. Not to mention Winckelmann’s pronounced preference for sculptures of gleaming white men over women. Regardless of his own sexual identity — which may have been expressed in this preference — Winckelmann’s gender bias would go on to have an impact on white male supremacists who saw themselves as upholding an ideal.

Why We Need to Start Seeing the Classical World in Color (Sarah E. Bond – Hyperallergic)

«Ouvrir le corps» tout en écartant le spectre du macabre

Comment faire pour «ouvrir le corps» tout en chassant l’image répugnante du cadavre ? Dominique Brancher raconte : à l’idée négative de la dissection, l’image anatomique substitue celle, érotique, d’un dévoilement. Il s’agit de jouer sur l’attrait du mystère et de l’interdit. La gynécologie devient donc, en toute bonne logique, le premier bastion à faire sauter : ce savoir, jusqu’ici réservé aux sage-femmes, fait l’objet d’une florissante production sur le marché éditorial français du XVIe siècle. «En 1482 paraît à Lyon la première gravure sur bois représentant une dissection académique». Comme par hasard, «c’est le corps d’une femme éventrée que cernent cinq médecins aux poses hiératiques. Au cours des mêmes années lyonnaises sont publiées les premières gravures de dissections “profanes”, qui accompagnent les éditions du Roman de la Rose : Néron, devant sa mère assassinée, ordonne l’ouverture de l’utérus pour percer le mystère de son origine. […] Près de soixante ans plus tard, dans un style flamboyant et plus sensuel, Vésale fera le même choix audacieux : sur le frontispice ouvrant le De humani corporis fabrica (Bâle, Oporinus, 1543), une foule agitée entoure un cadavre féminin découpé [ci-dessous].»

Quand les femmes n’ont plus de secrets pour les hommes

Les premières images anatomiques sont donc, principalement, des images indécentes de corps féminin qu’une foule de mâles sondent, pénètrent, théorisent, commentent et s’approprient avec une sorte de délectation que le lecteur est invité à partager. «Le genre des “secrets des femmes” constitue une invention proprement européenne, souligne Dominique Brancher. Cette invention prétend distiller, sur le ton de la confidence, un savoir ésotérique et fonde son efficacité culturelle sur le jeu dialectique de l’exhibition et de la dissimulation, ce qu’on pourrait appeler le “spectacle du secret”. Paradoxalement, pour exister, le secret doit se signaler à ceux qu’il vise et montrer qu’il cache». Montrer qu’il cache : c’est le ressort même de la pornographie qui met l’orgasme féminin en scène, spectaculairement, comme une sorte d’événement dont on ne peut jamais être tout à fait sûr de l’avoir vu. L’orgasme féminin relève de l’invisible. On peut le simuler. Dès lors, en faire des films, c’est comme se condamner à tuer sa mère dans l’espoir de comprendre pourquoi elle vous a mis au monde.

Gynéco-logique : comment Gutenberg a changé le monde (Les 400 culs, Libération)

Pour Jean-Laurent Cassely, cette véritable «anomalie sociologique» trouve son origine dans «l’appauvrissement des tâches des métiers à dominante intellectuelle». Se basant sur de nombreux témoignages recueillis auprès de ces «néo-artisans», le journaliste constate ainsi un décalage croissant entre les attentes de ces jeunes ex-cadres et la réalité du travail qui leur était demandé dans leurs anciens jobs. Un décalage souvent brandi comme le motif principal de leur reconversion. «Beaucoup se voyaient comme avant-garde de la mondialisation, et non comme de bons petits soldats de la suite Microsoft office», résume ainsi le journaliste.

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La thèse, pour séduisante qu’elle soit, a cependant ses limites. Comme le note avec humour Jean-Laurent Cassely, on aurait tort de voir dans ces «néo-artisans» de farouches alter-mondialistes résolus à renverser le dogme existant. Bien au contraire. Comme il le démontre brillamment, leurs projets de reconversion s’intègrent parfaitement à l’économie de marché. «Par leur capacité à aborder différents secteurs de l’artisanat sous l’angle abstrait de leur ancienne formation, ils reclassent des secteurs autrefois dévalorisés», nous explique-t-il. S’ils redessinent notre conception de l’organisation du travail, ces «néo-artisans» entretiennent également la logique de gentrification des centres urbains, répondant à la demande d’une clientèle dont ils maîtrisent parfaitement les codes, puisqu’ils en sont issus et qu’ils les côtoient dans les hypercentres urbains désormais réservés aux catégories aisées de la population française.

Elena Scappaticci – Quand les surdiplômés déclarent la guerre aux «jobs à la con » (Figaro)